ça t'apprendra à vivre
1958. Une petite fille raconte. Elle est arrachée au pays où elle est née, l'Algérie. Exilée avec sa famille en métropole, dans une ville de la façade atlantique
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1958. Une petite fille raconte. Elle est arrachée au pays où elle est née, l'Algérie. Exilée avec sa famille en métropole, dans une ville de la façade atlantique
« Année après année, Mathilde revint à la charge. Chaque été, quand soufflait le chergui et que la chaleur, écrasante, lui portait sur les nerfs, elle lançait cette idée de piscine qui révulsait son époux. Ils ne faisaient aucun mal, ils avaient bien le droit de profiter de la vie, eux qui avaient sacrifié leurs plus belles années à la guerre puis à l'exploitation de cette ferme. Elle voulait cette piscine, elle la voulait en compensation de ses sacrifices, de sa solitude, de sa jeunesse perdue. » 1968 : à force de ténacité, Amine a fait de son domaine aride une entreprise florissante.
Arame et Bougna sont toutes deux mères d'émigrés clandestins, Lamine et Issa, et vivent dans la peur de les perdre. Daba et Coumba, leurs épouses, sont quant à elles assoiffées d'amour, d'avenir et de modernité. Un récit sur l'émigration décrite du point de vue des femmes qui restent au pays et attendent leurs fils et époux, et sur la délicate question de la polygamie. Prix solidarité 2012.
"Il y a des romans d'amour qui sont déjà des films d'amour. Mais Truffaut n'est plus là pour les tourner. [...] Alors mieux vaut s'en tenir aux romans, aux rares romans d'aujourd'hui qui parlent vraiment d'amour. L'amour que nous avons vécu, l'amour que nous allons vivre, c'est sûr, l'amour que nous rêvons de vivre. Merci, Foenkinos." Erik Orsenna, de l'Académie française. "Jubilatoire! David Foenkinos, auteur farfelu et facétieux, ne déroge pas à sa réputation. [...] Pour cette réjouissante épopée, il se plaît dans la comédie sociale et distille ses réjouissantes sentences en dissertant une fois encore sur l'avenir de la vie conjugale." Nathalie Valiez - Elle
Mervet, treize ans, du camp palestinien de Dheisheh, et Galit, douze ans, de Jérusalem, commencent à s'écrire en 1988. Comment se parler alors qu'autour d'elles deux peuples se déchirent, se battent, se haïssent parfois ? "Je ne sais pas si tu veux être mon amie. À part ma famille, personne ne sait que je t'écris", s'interroge Mervet. "Quel sentiment étrange de savoir que j'écris à une Palestienne. C'est comme si c'était un rêve, un rêve heureux", lui répond Galit. Leur amitié naissante est sans cesse mise à l'épreuve par l'Intifada. Marquées par les préjugés de leur communauté, elles s'affrontent parfois ou tentent avec naïveté de trouver des solutions.